L'exploitation et le génocide animale sont présents jusque dans le maraîchage, les cultures et les jardins potagers. En agriculture bio, sang séché et corne broyée servent d'engrais, le fumier de fertilisant, et la traction animale refait surface. En biodynamie, en plus des techniques du bio, les méthodes préconisent d'utiliser des animaux tués pour divers usages. Enfin, dans l'agriculture conventionnelle, nous savons déjà que les produits utilisés tuent les animaux sauvages.
Sans parler des techniques utilisées par tous ou presque pour exterminer limaces, punaises, escargots... et autres de ceux qui sont appelés « nuisibles », comme la cendre qui empêchent les limaces et escargots d'avancer et les tuent ainsi.
Malheureusement, à moins de cultiver soi-même ses légumes ou de connaître quelqu'un qui cultive véganique (c'est fort rare), nous ne pouvons pas y échapper car aucun label ne certifie une agriculture sans exploitation animale. Cela fait partie des trucs que nous ne pouvons pas gérer. Mais il faut savoir, qu'il est possible de cultiver des légumes, des fruits, des plantes, sans avoir recours à l'exploitation animale, au meurtre des animaux sauvages, et en respectant la nature qui nous entoure.
Cela est aussi préférable pour ceux qui consomment les légumes, car le fumier peut propager des maladies comme celles provoquées par l'E-coli ou la salmonelle.
En jardinage véganique, au lieu d'utiliser du sang, de la corne comme engrais, la phacélie, la moutarde ou le trèfle font l'affaire car ils dégagent de l'azote en poussant, le fumier est remplacé par du compost végétal (tontes d'herbe, feuilles, branchages...), pour la traction animale c'est simple, l'humain est capable de s'en occuper lui-même et dans les grandes cultures les tracteurs sont là pour ça. De toute façon il faut utiliser des méthodes pour éviter de bêcher car en plus d'être fatigant, cela sert à rien, perturbe la vie sous terre et mélange l'humus à la terre au lieu de le laisser sur la surface – où il a toute son utilité-. Pour éloigner les charmants insectes et autres animaux non-humains gourmands, un écosystème équilibré dans le potager avec association des fleurs, est la solution. Si les animaux sauvages trouvent leur nourriture dans les environs, il n'y a pas de raisons qu'ils viennent dans le potager. En cas d'invasion de larves de pucerons sur une feuille par exemple, il suffit de défaire la feuille et de l'emmener loin ; ainsi la plante est épargnée et les insectes aussi.
Faire un petit potager n'est pas très compliqué (la méthode en carrés est particulièrement intéressante). Même si ce n'est pas possible de cultiver tous ses légumes, on peut au moins arriver à en faire pousser une partie pour sa consommation personnelle.
- Pourquoi refuser d'utiliser le fumier provenant des déjections d'animaux réfugiés ?
Voilà une question qui nous revient souvent ! Nous voulons simplement prouver qu'il serait possible de cultiver des légumes dans un monde sans exploitation animale. Il faut débanaliser l'exploitation animale, nous n'avons pas besoin du fumier, alors pourquoi rester dans ces principes sans fondement ?
Pour finir, une phrase de Louis Rimbault, à propos du potager de « Terre Libérée » en 1929, qui était apparemment véganique :
"(...) ces essais d’apport de terres variées, en matière de jardinage, ont donné des résultats encourageants par l’excellence et l’abondance des productions, curieuses, obtenues par ce moyen, bien naturel, de traiter la terre qui ne recevra donc pas le fumier des écuries esclavagistes, contaminantes et encore moins l’engrais chimique"
(les photos illustrant cet article sont de notre potager véganique)
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