Vendredi 20 novembre 2009
5
20
/11
/2009
12:16
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !
Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?
Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine :
Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la douceur angevine.
Joachim du Bellay (1522-1560), Les Regrets
Absolument aucun rapport avec la cause animale, ne cherchez pas, juste que je suis passionnée de poésie, et je trouve très jolie
celle-ci. Je Je l'ai connue d'une façon assez étonnante, il y a un an. Pas mal de stands d'informations se passent place Joachim du Bellay, et j'ai été curieuse de savoir qui c'était, donc
direction Wikipédia, et au fur et à mesure je découvre qu'il est l'auteur de cette poésie, qui a été reprise en musique il y a environ deux ans. Je l'avais entendue quelques fois à la radio.
Qu'est ce qu'on se cultive en militant !!!!
J'y ai repensé récemment et j'ai cherché sur deezer cette chanson, afin de la réécouter car je me souvenais qu'il avait assez bien gardé la poésie originale.
Par Laura
-
Publié dans : Littérature
2
-
Recommander