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Il est consacré principalement à la défense des droits fondamentaux des animaux avec une position abolitionniste non-violente ainsi qu'au véganisme. Le sujet des animaux réfugiés a une grande place sur ce blog par le fait que mes parents et moi avons sous notre protection quarante-quatre individus (assoc. L'Oasis Végan'imaux) et que la considération des animaux réfugiés dans le mouvement et leur bien-être est un point qui m'intéresse particulièrement et qui fait partie de mon quotidien.

Végane depuis octobre 2007, j'ai 17 ans et je prépare actuellement un CAP Métiers de la Mode, Vétement Flou après avoir pratiqué l'instruction en famille durant toute ma scolarité. Adepte du fait-main/DIY, je publie également ici mes créations.

Bonne lecture!


Samedi 30 avril 2011 6 30 /04 /Avr /2011 14:44

Par Clélia (LEST)


Le mouvement pour les droits des animaux et le véganisme abordent de plus en plus la question relative à l’animal de compagnie.

LEST a déjà pris position contre le commerce, le trafic, la maltraitance et la reproduction des animaux domestiques, mais aussi contre leur abandon et leur reproduction. D’ailleurs, nous avons réalisé un tract que nous distribuons sur nos stands et en particulier lors des actions avant les grandes vacances, période où le taux d’abandon est le plus élevé.

Nous nous positionnons également en faveur de l’adoption des animaux abandonnés, c’est-à-dire d’accueillir, d’offrir une nouvelle vie et un foyer à des animaux dont plus personne ne veut, déjà abandonnés, risquant l’abandon ou l’euthanasie (le meurtre). En aucun cas, l’animal ne doit être acheté, échangé contre de l’argent qui correspondrait à une certaine valeur marchande qu’on lui aurait attribué. Il faut préciser qu’adopter un animal en refuge ou association présente une somme à débourser mais elle correspond uniquement aux frais vétérinaires, de tatouage/puçage, de vaccins, de stérilisation etc. En aucun cas, il ne s’agit de payer pour acheter un animal, mais de payer pour des services obligatoires (comme l'identification pour les chiens, chats et furets, certains vaccins..) et/ou des soins médicaux qui ne sont pas gratuits.

Les animaux dits de compagnie -chiens, chats, lapins…- ont été sélectionnés et transformés par l’homme, à l’instar des animaux d’élevage. Nous les avons créés pour satisfaire nos « besoins », nos intérêts. Par la sélection génétique (l’élevage) nous les avons transformés physiquement, psychologiquement au fil des générations. On a atténué ou au contraire augmenté certaines caractéristiques, pour qu’ils correspondent le mieux à leur utilité et finalité. Cela explique la différence de taille, de poids, de force, de caractère même, de nos animaux : les chiens par exemple ont été à l’origine créés pour être chasseur, ou bien pour mener les troupeaux, garder la maison, pour combattre les animaux sauvages… Nous avons ainsi mis au point les races. Certaines d’entre-elles ont donné des monstres, leurs problèmes génétiques étant tellement accentués qu’ils sont des êtres malades dès leur naissance. Le shar-peï doit ses plis à une maladie de peau que nous avons choisi de reproduire et d’intensifier, tandis que les races de chien à face plate, comme le pékinois, souffrent de problèmes respiratoires.

Même les nouveaux animaux de compagnie, comme les lapins, les hamsters... ne sont plus tels qu’ils étaient dans leur milieu naturel (les lapins sont rendus plus petits pour faire craquer les enfants par exemple et être maintenus plus facilement en cage).
Pour ceux qui n’ont pas encore été sélectionnés comme certains reptiles, les nouveaux marchés prennent de l’ampleur et la sélection est entrain de s’opérer progressivement à mesure que l’achat, donc que l’élevage progresse.
Aucun chien, ni chat domestique, ni NAC (Nouvel Animal de Compagnie) n’existe –ou n’existera- dans la nature, ils sont nos créations, nos objets d’usage.

Nous pouvons dire qu’ils sont nos esclaves. Ils dépendent entièrement de nous. Nous décidons de tout pour eux.
Dans le droit français, ils sont nos biens meubles, l’animal est notre propriété, notre objet, notre chose. Nous avons beau les aimer, leur accorder sentiments et volonté, ils ne sont pas plus que notre sac, notre lampe, ou notre terrain. Ils ne sont pas libres, ils vivent pour nous et par nous.
Pourtant, les chats errants en France peuvent accéder à un statut particulier, depuis 1999 : celui de chat libre. Pour cela, les chats errants qui sont trop sauvages pour êtres adoptés sont tatoués, stérilisés et identifiés par une association de protection animale avec l'accord et l'aide de la commune. Ils sont ensuite relâchés puis surveillés et nourris par des bénévoles. Je salue d’ailleurs le travail formidable qu’accomplissent les personnes qui se chargent de les aider et de les protéger.
Je prends cet exemple pour appuyer ma réflexion sur cette notion de liberté. Les chats libres pour une grande part d’entre eux vivent à proximité des habitations, dans les villes. Ils peuvent difficilement vivre seulement en chassant, alors souvent ils fouillent dans nos poubelles, recherchent des abris construits par la main de l’homme en zone urbanisée. On peut constater qu’ils sont toujours dépendants de nous. Même si certains parviennent à vivre à la campagne, en milieu presque naturel, ils ne réussissent pas à subvenir tout seuls à leur besoins. Chat citadin ou chat rural, ils sont des milliers à ne pas pouvoir se passer de la présence et de l'aide de l’homme.

L’exemple du pigeon domestique, véritable « clochard » de nos villes en est un exemple éloquent. Au XVIIIème et XIXème siècle, l’élevage déclina et de nombreux pigeons furent relâchés. Ceux qui peuplent nos villes sont des descendants de ces pigeons bisets utilisés jadis comme pigeons voyageurs, de chair etc. Contrairement au pigeon ramier –sauvage- qui vie plutôt en milieu rural, le pigeon bisets s’est regroupé dans les villes, dépendant de l’homme pour se nourrir, ceci attestant de sa proximité avec l’être humain. Il subsiste alors en se nourrissant de nos déchets. Il n’est pas retourné dans la nature. Il souffre de tous les problèmes et mauvais traitements dus aux zones urbaines et est mis à mort par les politiques d’extermination menées par les municipalités. Après l’avoir domestiqué pour nous servir de messager, nous aider à faire la guerre, nous nourrir, nous le remercions en le classant en animal nuisible et en le traitant c omme tel. (+ d’infos : Des pigeons et des hommes et Lapalomatriste)
Nous sommes pourtant les seuls et uniques responsables de son invasion dans nos villes et de sa surpopulation.

Nous savons par conséquent qu’aucun animal domestique ne pourra être libre. L’étymologie de domestique (domesticus) est bien : « qui est lié au foyer ». Un animal domestique est donc lié à l’homme, en opposition avec l’animal sauvage qui vie indépendamment, dans la nature.
Même lorsque l’animal de compagnie semble pouvoir vivre de façon autonome il reste dépendant de nous. C’est pourquoi, nous voulons mettre fin à ce statut d’esclave et à tous les abus qui en découlent, pour cela nous sommes en faveur de la disparition de l’animal domestique (qu’il soit de compagnie, ou d’élevage pour sa viande, son lait, sa fourrure…). Cela passe par le refus de cautionner le commerce des animaux de compagnie, par la stérilisation et l’opposition à la reproduction et à l’élevage.
Si par l’information et l’éducation, de plus en plus de personnes mettent en pratique cette conviction, alors il y aura de moins en moins d’animaux qui naîtrons et qui serons vendus. Grâce à la stérilisation les individus ne seront plus remplacés et alors peut-être qu’un jour, il n’y aura plus d’animaux de compagnie. Cela semble idéaliste d’arriver à un tel résultat, mais il est pourtant nécessaire d’agir dans ce sens.

En effet, la situation concernant les animaux de compagnie est catastrophique, en France, mais aussi partout dans le monde. Jamais le commerce et le trafic de ces animaux n’a été aussi florissant et lucratif. On pourrait se contenter de s’opposer au commerce et à la reproduction des animaux de compagnie, comme nous l’avons vu plus haut. Néanmoins, cette position ne va pas assez loin, elle apparaît insuffisante lorsque l’on se penche sur la réalité du problème. Il s’agit bien d’un problème, car les chiens, chats et autres animaux vendus ou donnés ne passent pas tous leur vie tranquillement dans la famille qui les a choisis. Loin de là, en France c’est 100 000 animaux abandonnés chaque année (les NACs ne sont pas comptés dans ces chiffres), nous détenons ainsi le triste nombre record d’abandons. Une centaine de millier de chiens et de chats est donc « hors circuit », comme des objets usagés qui se retrouvent à la décharge.

Les refuges et associations sont souvent débordés : trop d’animaux, pas assez de place, pas assez de moyens, pas assez de personnes. Il est difficile de gérer le nombre écrasant d’animaux abandonnés. Certaines fourrières ne disposent pas de refuge qui prend en charge les animaux après le délai de huit jours et au-delà c’est la mort assurée. Ou bien les refuges sont déjà saturés et les euthanasies sont très largement pratiquées. Il y a des associations qui sont isolées, ne disposant que de moyens dérisoires, ne pouvant être partout à la fois, ils ne peuvent pas tous les sauver. Des personnes seules se démènent également corps et âme pour trouver des nouveaux foyers aux animaux qui ont tout perdu. Ceux qui agissent sont parfois confrontés à des choix très difficiles. La situation est vraiment désastreuse.

Certaines personnes malgré tout impliquées pour les droits des animaux, végétariennes, ou véganes ne veulent pas prendre en compte cet aspect-là. L’urgence de la mort, mais aussi les animaux retrouvés dans des états de maltraitances odieuses (chiens maigres car perdus par leurs anciens maîtres dans une forêt, mutilations, coups, blessures, état de choc, animaux brisés physiquement et psychologiquement…), les réactions puériles et irresponsables de ceux qui abandonnent ou veulent adopter, tout cela est vécu quotidiennement par ceux qui sont au contact de leur souffrance. Les appels à l’aide d’association ou de particuliers, il y en a tous les jours en quantité effrayante. Parfois il s’agit de cinquante chats à placer dans les quinze jours… Ou encore, il faut placer trois chiens à problèmes dans les deux jours suivants sinon c’est l’euthanasie.

J’ai moi-même beaucoup parlé avec des personnes, des amis(es) qui s’impliquent et luttent au quotidien pour offrir une nouvelle vie à leurs protégés. Pour ces personnes, c’est souvent extrêmement dur moralement et psychologiquement. On ne prend conscience de la gravité du problème, de l’extrême détresse des animaux de compagnie laissés pour compte qu’en se confrontant directement à cette situation, en parlant avec ceux qui la vivent tous les jours. Tous les animaux de compagnie n’ont pas un sort plus enviable que les animaux d’élevage.

Avec une prise de conscience de cette horreur, de cette cruauté banalisée, il n’est plus possible d’en rester tranquillement à une position consistant à éduquer pour faire cesser le commerce des animaux de compagnie et penser « je n’ai pas à avoir d’animaux chez moi ». Nous sommes responsables de ces animaux, nous sommes moralement responsables de leur souffrance, de leur mort, de ce que nous leur faisons subir. Nous les avons faits naître, nous les avons transformés au fil du temps, nous nous en servons pour de multiples raisons… Nous sommes autant responsables de leur sort (qui est intimement lié au notre et à notre histoire) que de celui des vaches que nous conduisons à l’abattoir pour leur lait ou leur viande.
Ces animaux à qui nous pouvons offrir une nouvelle chance, ne seront pas libres, il est vrai. Cependant par leur statut même d’animal de compagnie, ils ne le seront jamais. Ce ne sera que lorsqu’ils ne seront plus que leur esclavage sera aboli.

En attendant, ils souffrent et meurent de notre irresponsabilité. Puisqu’ils sont dépendants de nous, nous devons leur assurer la meilleure vie possible. Ces animaux sont là, ici et maintenant. Ils sont des milliers et ils risquent tous de mourir ou de finir leur vie derrière les barreaux. Nous devons nous en préoccuper, d’autant plus si nous sommes déjà impliqués pour les animaux d’une manière ou d’une autre. En attendant la disparition des animaux de compagnie, nous devons prendre soin de ceux qui sont là aujourd’hui, de ceux qui payent le prix fort de notre égoïsme.

Cela nous concerne tous, c’est pourquoi nous avons le devoir de les secourir, puisque nous sommes les seuls coupables de ce qui leur arrive.
L’adoption est une forme d’activisme, elle n’est pas du tout incompatible avec le fait de militer pour la disparition des animaux de compagnie. Au contraire, elle est son prolongement, elle s’inscrit dans le présent, dans la réalité du problème, elle est la preuve de notre responsabilité à leur égard. Nous avons l’obligation morale de leur venir en aide.

Même si, pour des raisons financières par exemple, il vous est impossible de recueillir un animal, vous pouvez diffuser des appels à adopter, travailler bénévolement dans un refuge ou une association. Il est également possible d’accueillir temporairement un animal en devant famille d’accueil.

Si vous le pouvez, adoptez un animal, vous pouvez le faire sortir de l’enfer, vous pouvez le rendre heureux. Ils sont des milliers à attendre un foyer.
Merci pour eux.

Voici deux associations véganes abolitionniste qui sauvent des animaux :
L'Oasis Végan'imaux (+ Laura blog végan)
ASBL Fabienne

Et un forum qui concentre tous les appels à adopter : Rescue

Clélia de LEST

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Jeudi 28 avril 2011 4 28 /04 /Avr /2011 19:25

Depuis fin mars, Pauline a des problèmes d'équilibre, reste souvent allongée et se fait complétement rejeter par les autres (nous avons dû la séparer). Malgré ça, elle mange normalement, et est vive.

Cette après-midi rendez-vous avec le vétérinaire spécialisé. Au début il a pensé à une otite interne, mais tout va bien de ce côté là, ce serait donc un problème cérébral, provoqué soit par un AVC, soit le parasite Encephalitozoonose cuniculi. Le vétérinaire a aussi remarqué que Pauline était aveugle ! Nous avions remarqué qu'elle hésitait parfois, mais comme elle se débrouillait bien pour tout, on pensait pas qu'elle était aveugle. C'est certainement lié au problème cérébral. En tout cas, vu qu'il n'y a pas eu d'aggravation en 1 mois, c'est plutôt positif, ça veut dire qu'elle peut vivre avec son handicap, mais séparée des autres, en organisant bien son coin, ne pas la brusquer et en la "chouchoutant", selon ce que nous a dit le docteur.

Pauline a un traitement au cas où c'était l'Encepha', en plusieurs cures de 5 jours. mais ça ne peut la guérir, seulement améliorer un peu son êtat. J'espère que ça ne va pas empirer...

Elle a gambadé dans le cabinet pendant toute la consultation ^^ L'assistante se souvenait de Coquin - qui avait passé le Nouvel An sous oxygène là-bas -  et était ravie d'apprendre qu'il était guéri.

 

A propos de l'encepha' : http://www.margueritecie.com/ecuniculi.php

En lisant ça, je me rends compte que Pauline est peu atteinte par rapport à d'autres lapins ayant la même maladie... Pauline se déplace, coure même, c'est juste qu'elle penche un peu sur le côté, sans non plus tomber. Espèrons que ça reste à ce stade.

 

Par contre Grisette recommence à fuguer malgré la stérilisation... elle a fait un trou dans le grillage de son parc avec ses dents !! Et impossible de la rattraper, on espère y arriver avant la nuit, car nous craignons pour elle, c'est hyper dangereux malgré que notre terrain soit bien cloturé...

 

Bonne soirée,

Laura

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Mardi 26 avril 2011 2 26 /04 /Avr /2011 18:58

source: http://fr.abolitionistapproach.com/2009/05/08/droits-humains-et-droits-animaux-parfaits-ensemble/

Par Gary L. Francione, le 08/05/2009

 

Chères collègues et chers collègues :

 

« Il y a trop de problèmes dans le monde que nous devons régler avant de penser aux animaux. »

« Travaillons sur la paix mondiale en premier; nous pourrons ensuite nous préoccuper des droits des animaux. »

 

Toute personne qui se porte à la défense des animaux est fréquemment confrontée à des commentaires similaires. On me demande souvent ce que je réponds à cela.
 
Premièrement, personne ne soutient que ceux qui défendent les droits humains doivent cesser de faire ce qu’ils font et doivent, à la place, défendre les droits des animaux. L’idée est plutôt que, si nous considérons les animaux comme des membres de la communauté morale, nous devrions cesser de les manger, de les porter ou de les consommer dans nos vies individuelles. Devenir végan n’exige aucunement que vous cessiez de vous battre contre les abus envers les enfants, les femmes battues et la guerre.

 

Après avoir donné une conférence sur les droits des animaux dans un centre communautaire, une femme m’a approché et m’a dit qu’elle était bénévole dans un centre pour femmes victimes d’abus et pour victimes de viols. Elle a dit qu’elle était très touchée par ce que j’ai dit à propos des animaux, mais que son temps était complètement investi dans son travail pour venir en aide à ces femmes et qu’elle ne savait pas comment elle pourrait trouver le temps de s’impliquer dans la lutte pour les droits des animaux.

 

Je lui ai demandé : « Vous avez le temps de manger, n’est-ce pas? »

 

Elle a répondu, «  Oui, bien sûr! »

 

« Est-ce que vous portez des vêtements et utilisez du shampoing et d’autres produits? »

 

« Oui, bien sûr. Mais qu’est-ce que cela a à voir avec ça? »

 

Ça a tout à voir avec ça. Je lui ai expliqué que, si elle prenait vraiment la question animale au sérieux, tout ce qu’elle avait besoin de faire est de cesser de les consommer comme aliments, de les porter, d’utiliser des produits qui sont dérivés de leur corps ou qui ont été testés sur eux, ou d’encourager quelque forme de divertissement qui implique le recours à des animaux. Si elle devait ne jamais rien faire d’autre par rapport aux animaux, sa décision de devenir végane - et l’exemple qu’elle représenterait pour ses amis et pour sa famille - constituerait déjà une importante forme d’activisme qui n’interfèrerait d’aucune manière avec son travail pour les femmes. Devenir un défenseur de l’abolition est quelque chose que vous pouvez faire lors de votre prochain repas.

 

Deuxièmement, c’est une erreur de concevoir les problèmes de l’exploitation humaine et animale comme mutuellement exclusifs. Au contraire, toutes les formes d’exploitation sont inextricablement liées. Toute exploitation est une manifestation de violence. Toute discrimination est une manifestation de violence. Tant et aussi longtemps que nous tolérons la violence sous une ou l’autre de ses formes, la violence existera sous toutes ses formes.

 

Comme l’observait l’auteur russe Leo Tolstoy  « Tant et aussi longtemps qu’il y aura des abattoirs, il y aura des champs de bataille. »

Tolstoy avait, évidemment, complètement raison. Tant que les humains considéreront comme normal d’abattre des animaux pour l’alimentation, ce qui ne peut être justifié par autre chose que le simple plaisir que nous obtenons lorsque nous mangeons les animaux ou les utilisons autrement, ils considéreront comme normal d’avoir recours à la violence dès que quelque chose d’important est en jeu.

 

Et cela va également dans l’autre sens : tant que nous tolérerons le racisme, le sexisme, l’hétérosexisme et les autres formes de discrimination, il y aura du spécisme. Voilà une des raisons pour lesquelles il est important que les défenseurs des animaux ne se perçoivent jamais comme les défenseurs d’« une seule cause ».
Le spécisme est moralement condamnable parce que, comme le racisme, le sexisme et les autres formes de discrimination, il exclut certains êtres de la famille de ceux dont nous nous soucions moralement, sur la base de critères non pertinents. Peu importe que ce critère soit la race, le sexe, l’orientation sexuelle ou l’espèce. Nous ne pouvons raisonnablement soutenir que nous sommes opposés au spécisme, mais que nous n’avons pas d’opinion par rapport aux autres formes de discrimination. Nous nous opposons au spécisme parce que c’est comme le racisme, le sexisme et les autres formes de discrimination. Notre opposition au spécisme implique logiquement le rejet de ces autres formes de discrimination.

 

Une fois de plus, cela ne signifie pas que les défenseurs des animaux doivent cesser leur travail pour les animaux et devenir des défenseurs des droits humains. Cela signifie, par contre, qu’ils doivent toujours exprimer clairement aux autres qu’ils sont opposés à toutes les formes de discrimination et ils ne devraient jamais se permettre de discriminer dans leur propre vie.

 

Troisièmement, plusieurs personnes altruistes veulent admirablement changer le monde, mais ne voient pas que le changement le plus important se situe au niveau individuel. Comme Mahatma Gandhi disait :« Vous devez représenter le changement que vous voulez voir dans le monde ». Si vous voulez un monde de non violence, vous devez vivre pacifiquement votre propre vie. Le véganisme est un élément important de la vie non violente puisqu’il ne fait aucun doute que tous les aliments et autres produits d’origine animale sont le résultat de la violence.

 

Une autre des perles de Tolstoy : « Tout le monde pense à changer le monde, mais personne ne pense à se changer soi-même ».

 

Gary L. Francione
© 2009 Gary L. Francione

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